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INSTITUT DU QUÉBEC ET COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC - INNOVER POUR CONSTRUIRE DAVANTAGE

INSTITUT DU QUÉBEC ET COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC - INNOVER POUR CONSTRUIRE DAVANTAGE
L'industrie de la construction est à un tournant critique, confrontée à une forte demande liée à la modernisation des infrastructures, à la construction de logements et à la transition énergétique, tout en faisant face à une pénurie persistante de main-d'œuvre qualifiée. Une étude de l’Institut du Québec, en partenariat avec la CCQ, propose trois solutions clés : une meilleure planification des projets, une formation accrue des travailleurs – en particulier les gestionnaires – et une utilisation optimisée des ressources. Ces mesures visent à améliorer la productivité d’un secteur qui, au Québec comme ailleurs dans l’OCDE, affiche un retard marqué par rapport à d'autres industries.
« À tort, la productivité est souvent perçue comme une évaluation individuelle du travailleur ou de l'entrepreneur, explique Emna Braham, présidente-directrice générale de l'IDQ. En réalité, elle mesure la performance de l'ensemble d'une industrie. Elle repose donc sur les compétences de la main-d'œuvre, la qualité des technologies et des équipements, mais aussi - et surtout - sur la façon dont toutes ces ressources sont mobilisées à chaque étape de la chaîne de valeur, du financement à la fin de vie des projets, en passant par la conception et la planification. Produire plus avec moins, c'est mieux organiser le travail, collaborer pour économiser, simplifier les processus et intégrer de nouveaux outils. »
L’amélioration de la productivité dans la construction au Québec passe par une main-d'œuvre mieux formée et une industrie plus efficiente, comme le démontrent les provinces les plus performantes. Dans un secteur fragmenté impliquant de nombreux acteurs, la mobilisation collective est cruciale. L’étude recommande de rehausser les compétences des travailleurs, surtout des gestionnaires, dans un contexte où la majorité des nouveaux entrants sont non diplômés, ce qui nuit à la formation et à la rétention. Elle insiste aussi sur l’accélération de l’innovation, en privilégiant l’adoption de pratiques éprouvées, la collaboration entre entreprises, une réglementation favorable (ex. : usage du BIM) et un lien renforcé avec la recherche. Le rapport souligne également l’importance de moderniser la chaîne de valeur grâce aux technologies numériques, notamment dans la gestion et la planification, et d'encourager les regroupements pour bénéficier d’économies d’échelle. Enfin, une administration plus efficace de la réglementation, malgré les progrès législatifs récents, reste essentielle pour libérer le plein potentiel du secteur.
Augmenter la productivité dans la construction vise avant tout à répondre aux besoins essentiels du Québec : pallier la pénurie de logements, soutenir la transition énergétique et entretenir les infrastructures. En améliorant l'efficacité, on favorise des projets plus rapides, moins coûteux et plus sûrs, tout en créant des emplois de meilleure qualité. Pour y parvenir, l’engagement collectif de l’ensemble de la chaîne – gouvernement, entrepreneurs, travailleurs, fournisseurs et chercheurs – est indispensable afin de bâtir un secteur résilient et à la hauteur des ambitions économiques et sociales du Québec.
SOURCE Institut du Québec
Source: Liette D'Amours, Responsable des relations avec les médias, 514 649-2347 --
