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Modernisation de l'industrie de la construction - Un projet de loi surtout cosmétique alors qu'une rénovation majeure s'impose

Modernisation de l'industrie de la construction - Un projet de loi surtout cosmétique alors qu'une rénovation majeure s'impose
L'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ) exprime sa déception à l'égard du projet de loi no 51, Loi modernisant l'industrie de la construction (Loi R-20), déposé aujourd'hui par le ministre du Travail, monsieur Jean Boulet.
Dans un contexte où le Québec fait face à une crise du logement chronique et à une pénurie de main-d'œuvre, il était impératif de légiférer ambitieusement afin de simplifier l'organisation du travail ainsi qu'améliorer les modalités de formation et d'accès à l'industrie.
Un projet de loi sans grands effets sur la productivité...
« Nous sommes préoccupés quant à l'impact pour les entrepreneurs du secteur résidentiel qui doivent composer avec un contexte difficile alors que sévit une crise chronique de l'habitation. Nous nous attendions à des mesures plus importantes touchant la productivité, facilitant la flexibilité, favorisant les compétences, permettant un réel accès à l'industrie, une simplification des façons de faire, mais au lieu de cela, la complexité persiste, semble même exacerbée », souligne Maxime Rodrigue, président-directeur général de l'APCHQ.
En effet, la définition de la polyvalence proposée dans le projet de loi soulève de prime abord plus de questions que de réponses. L'APCHQ craint que cette définition engendre un débat juridique dans les tribunaux afin de déterminer son étendue. Les travailleurs et travailleuses œuvrant en rénovation résidentielle, les bénévoles et le personnel permanent des hôpitaux, des écoles et des offices municipaux d'habitation peuvent faire des tâches plus étendues que les salariés formés de la construction.
L'APCHQ réitère qu'une plus grande productivité passe par une réelle polyvalence des métiers de finition, par une simplification des méthodes de travail, et par une diminution de la charge administrative connexe à l'exécution d'un projet de construction pour l'employeur. Ces éléments étant absents de la réforme, nous ne croyons pas qu'elle permettra à l'industrie de réaliser des gains de productivité. Au contraire, elle ouvre la voie à une judiciarisation des processus.
SOURCE Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ)
Renseignements: Cyriaque Gaborieau, Conseiller en relations médias et affaires publiques, Cell.: 514 237-7096,
